Soirée retour d’expériences incidents/accidents

Soirée retour d’expériences incidents/accidents

«L‘expérience est le nom que nous donnons à nos erreurs.» Oscar Wilde

Jeudi 23 novembre on se retrouve à la maison du tourisme pour échanger sur des incidents/accidents vécus par certains en montagne. Au cours des récits, Baptiste nous expose les principaux facteurs, pouvant conduire à un accident, que l’on peut assez facilement repérer :

-‘Le choix le moins coûteux’ ou ‘petite flemme’: par exemple, pas le courage de délover la corde qui est au fond du sac pour un court passage exposé ou la difficulté de faire demi-tour quand la retraite est longue, fastidieuse et que seul un court passage nous sépare d’une issue plus aisée. On peut être tenté ‘d’engager’ plus que ce que l’on accepte habituellement pour s’épargner une longue retraite. Ce genre de situations sont d’autant plus fréquentes que la fatigue est grande.

-Le poids de l’objectif : surmotivation et sacrifices effectués peuvent influencer les choix (ce motif apparaît dans 37 % des événements recensés par la base de données Sérac :Incidents et accidents – Camptocamp.org hébergée par C2C, cette base de données a pour vocation de recueillir des récits d’incidents en montagne.)

-Une mauvaise communication : d’autant plus important lorsqu’il y a de grandes différences de niveau/expérience entre les membres de la cordée. Si le plus ‘costaud’ expose en premier son point de vue le second va avoir tendance à le suivre. Ce qui n’est pas forcément le cas dans le sens inverse. Il vaut donc mieux que le moins expérimenté expose son point de vue en premier.

Ensuite nous avons abordé le critère 3*3. C’est une aide à la décision, regroupant le facteur humain (niveau technique, motivation, matériel…), la météo et les conditions du terrain qu’il faut évaluer à trois moments clés : avant, début, durant.

Courte vidéo du GMHM sur le sujet : https://youtu.be/JCF98qPf0XE?si=XVe5gERIs8s5jMIY

Il faut cependant être vigilant avec les critères qui nous aident à rationaliser les décisions car la montagne reste un environnement très incertain dans lequel il vaut mieux garder de la marge. Ci-dessous quelques statistiques sur les secours en France :

Merci à Baptiste, Benoît et à ceux qui ont partagé leurs expériences.

Liens intéressants :

Synthèse de la thèse de Maud Vanpoulle sur l’accidentologie des sports en montagne : Accidentologie des sports de montagne (petzl.com)

Un récit d’incident issue de la base de données Sérac et son analyse : Zoom sur un récit de la base SERAC – Enchaînement d’arêtes dans les Écrins, chute du grimpeur – Camptocamp.org

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *