WE Espoirs – Alpi hivernal et artif – 7 8/12/2019

WE Espoirs – Alpi hivernal et artif – 7 8/12/2019

Journée de samedi avec grand beau annoncé !

On partait dans l’idée de faire une course d’arête de travailler les manips de corde. Objectif, se déplacer de manière efficace et en sécurité. Bon, la sécurité ça a été, on peut encore être un peu plus efficient sur la progression.. Faut dire qu’à 6 cordées c’était pas gagné !

Récit de la journée haute en couleur :

Arrivée au parking des Clots, première surprise, un groupe du Gucem d’environ 10-12 personnes partait sur l’arête Sud du Cornafion, notre plan initial. Léger retard de réveil pour un de nos accompagnateurs, pas possible de passer devant le groupe, on change de plan et part sur l’arête du Gerbier.

Montée sur un bon rythme jusqu’au pied du couloir de la double brèche, on aura pas brassé plus que ça, c’est grand luxe comme approche. Tel des himalayistes nous voilà à l’assaut du Gerbier chaussés de nos crampons 32 dents et piolet (technique à antique selon les personnes). Les cordées partent les unes après les autres dans le couloir d’accès, lui aussi en bonne condition, la neige était bien durcie. On ne brasse toujours pas, le top (ça semble trop beau) !

Dans le couloir d’accès

Une fois rejoins l’arête, on passe au soleil et enlève les couches (ah ouai il fait vraiment trop beau, oublie de la crème solaire, on espère revenir bronzé). Pendant un bon moment, chaque cordée progresse à son rythme (efficace et sécure), dans une ambiance magnifique sur l’arête enneigée. Le rasoir se passe sans le moindre problème, un peu d’accordéon à certains passages mais tout se passe au mieux.

Sur le fil du rasoir

Et badamou !!!!! Un petit nuage bien sympathique a décidé de venir nous rappeler qu’en montagne il peut se mettre à faire froid rapidement, ajoutez à cela le passage du peigne en face nord du gerbier, on remet les couches et on se les caille en attendant que chaque cordée passe le pas (et oui, il fallait bien que ça s’arrête un jour) !

Un petit passage serein
Mince, il est où le rappel ?!

Les dernières cordées seront rattrapées par la nuit (et le froid) et opteront pour une réchappe dans un couloir en face ouest. On notera qu’après 100 mètres dans le couloir de descente, le nuage s’en est allé, pour à la fois foutre les boules de ne pas avoir tenté la fin, mais aussi pour nous laisser admirer un magnifique couché de soleil (que les autres auront eu sur l’arête d’ailleurs). Les autres cordées finiront avec le rappel à la frontale.

Redescente au parking chacun à son rythme, bien claqué de la journée et affamé (certains plus affamés que fatigués) !

Comme quoi le Gerbier, on avait beau tous l’avoir fait, l’apprentissage n’est pas prêt de s’arrêter ! La prochaine fois, on gagnera en efficacité !

Discussion sur la journée du lendemain au parking, au programme, artif’ au Peney..

Retour dans la nuit à la lueur de la frontale

Après une (courte) nuit de repos, c’est reparti pour une journée plein soleil. Après une petite heure de route, nous voici à cailler sur le parking, tous en tenue doudoune bonnet.

L’artif c’est simple : même pas besoin de trier le matos, de toute manière on prend tout !

Le secteur d’école d’artif du Peney

Le secteur se situe à 20 petites minutes de marche du parking. Après avoir joué les sherpas sur l’approche, on s’équipe de casques (qualité du caillou oblige). Direct, on tombe toutes les couches pour passer en T-shirt, le soleil étant généreux ce jour-ci.

Ben, avec l’aide de Raphaël, nous fait un petit briefing sur les meilleures manières de progresser en artif : repérage préliminaire pour sélectionner le matos, une corde de liaison pour se faire monter le matos.

Concentrée, Clara met en oeuvre la pédale des anciens

Tous alignés, chacun commence à monter dans sa voie. Ben et Raph assurent les huit grimpeurs… avec de grigris et des noeuds d’arrêt. La journée prend rapidement une tournure épique et chacun y prend goût. Ca tape, ça retape, ça crie, ça désespère, ça rale .. et ça avance. Lentement, mais ça avance. Au soleil – tout le monde est content.

Alex, affamé, arrive (enfin) au sommet (loin) de l’autoroute

On purge le caillou en passant, comme quoi c’est utile même avant l’hiver. Après deux-trois heures dans le voie (de 15 mètres de haut), le relais fait son apparition. Dommage, on aurait bien fait un peu plus.. mais c’est l’heure de descendre sur un brin fixe et d’aller manger un bout.

Après la pause midi bien ensoleillée, il faut ensuite remonter sur la corde qui passe dans les dégaines, et c’est à peu près aussi fastidieux que la première montée. Une voie d’artif, ça se mérite.

On se décide à terminer la journée par une séance de drytooling dans les voies laissées en moulinette. C’est plutôt confort ce sport, on peut même rester en baskets. Mais qu’est-ce qu’il faut fermer les biceps ! Le dos aussi s’en souvient encore. Une bonne motivation mutuelle a permis à tous d’essayer avant de se rentrer à la nuit.

Raph, après avoir explosé les biceps en dry
Ben pris en flagrant délit de dry au coucher du soleil pour une dernière montée

Bilan : quelques bonnes peurs, des techniques de pitonnage bien rodées, et des biceps à l’agonie pour le plus grand plaisir de tous.

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