Un week-end glace et mixte pas si glace pour les P2A – 02/2026

Le week-end du 28 février – 1er mars les P2A devait avoir un week-end glace et mixte qui s’est transformé en week-end artif et nuit en paroi au vus des conditions en montagne et des fortes températures de la semaine.
On prend donc la direction de Presles avec une équipe réduite de cinq jeunes. Il y aura des cordées dans la Rebreyend Tanguy (Alicia et Romain), dans Vol au vent (Manon et Bapt) et dans Haafniouf (Lorraine, Anaïs et moi-même). L’idée de ces deux jours est de se faire une première expérience en grande voie d’artif avec toutes les problématiques que cela implique (hissage de sacs, gestion des cordes, des relais, du temps, du matos…)
Le premier crux du week-end est de rassembler tout le matos nécessaire à notre aventure (cordes, patates, pitons en tous genres, matériel de hissage et tout le tintouin). Vient ensuite le deuxième, soit faire les patates sur le parking. Une fois tout le monde prêt, avec parfois des sacs plus grands que nous, on se met en route pour le pied de la paroi. Puis, chacun part dans sa voie.



Dans Haafniouf, on commence par monter le porta-ledge et couper du bois, pour le feu du soir. Dans la journée ça criera, couinera, râlera, rigolera mais tout le monde avancera, plus ou moins vite. Romain et Alicia arriveront tôt sur la vire leur permettant de fixer leur première longueur du lendemain. Les suivants à arriver sont Manon et Bapt. Alors que nous, on avance difficilement, entre le rythme lent de l’artif mais surtout une patate bien trop lourde que nous avons beaucoup de mal à hisser et beaucoup (trop) de problème de corde. A 19h40 Anaïs arrive tout juste à R3, alors que c’est bien 6 longueurs que nous devions tirer le premier jour. Un appel de Bapt nous apprend qu’il descend nous envoyer une corde pour éviter de sortir de là au petit matin. Commence donc une longue partie de remontée sur corde et encore et toujours du hissage de patate. On sort chacune notre tour entre 22H30 et 23h. Le temps de manger, d’installer le porta-ledge pour dormir (histoire qu’il nous serve à quelque chose et pas juste à nous emmerder) puis tout le monde au dodo, quoique certaines ne nous ai pas attendu pour dormir.







Le lendemain, on se fait gentiment réveiller par le soleil. Après un petit déjeuner sur la vire avec une vue panoramique, ainsi qu’un bon tris de matos et un pliage de camp notamment du porta-ledge, tout le monde repart dans sa voie.
Pour nous, c’est une journée plus facile et plus grimpante qu’on attaque. Déjà, avec une patate bien plus légère après l’avoir délester de toute l’eau non nécessaire à la journée, du bois, de la nourriture de la veille… Fin bref, le hissage ce passe bien mieux, ce qui permet d’avancer un peu plus vite malgré le fait que les longueurs ne se prête pas forcement au hissage, donc avec une patate qui va beaucoup se coincer. Dans notre seule vraie longueur d’artif de la journée (un bon vrai A2) il nous faudra finalement joué la carte Anaïs pour passer. Mais avec un relais confortable avec un hamac, des schroumfs et le soleil tout va bien.
Les autres avanceront un peu plus vite et c’est à la voiture que l’on se retrouvera en cette fin de week-end pour débriefer et apprendre qu’Alicia aura pris un deuxième plomb ce week-end.
C’est donc un week-end fort en apprentissage et en émotion qui prend fin quand tout le monde reprend la route. Il aura été plus ou moins apprécié même si tout le monde repart avec le sourire et une bonne dose de bleu.


